Greenwashing : 3 étapes indispensables pour ne plus se faire avoir !

Le greenwashing, c’est un peu les fake news du marketing. Pour vous donner une définition plus concrète, l’ADEME définit le greenwashing comme “l’utilisation de l’argument écologique ou du développement durable alors que l’intérêt du produit ou du service pour l’environnement est minime, voire inexistant ou que la démarche, initiée par l’entreprise, est soit quasi inexistante, soit très partielle.”

Pour nous, consommateurs et consommatrices, le greenwashing, c’est “un message pouvant [nous] induire en erreur sur la qualité écologique réelle du produit, ou sur la réalité de la démarche de développement durable de l’entreprise”. Pas cool ! Surtout lorsque l’on sait que tout discours de greenwashing est une démarche marketing, et sert surtout à gonfler les prix. Quitte à payer plus cher, autant que ce soit pour soutenir de vrais engagements !

Mais alors comment ne pas se faire avoir pas ces discours marketing ? Comment différencier une entreprise vraiment engagée, d’une société qui fait simplement fructifier ses profits ? Et surtout, comment faire tout cela sans perdre des heures à analyser chaque enseigne ?

Il n’existe peut-être pas de solution miracle, pour ne pas se faire avoir par le greenwashing, mais il y a déjà ces 3 étapes indispensables pour l’éviter le maximum possible …

La French’ Team

 

1. ÉTAPE 1 : SE RENSEIGNER SUR LA MARQUE

Alors non, on ne vous demande pas d’enfiler votre imper’ de Sherlock Holmes et de partir pour trois heures de planque. No worries !

Toutefois, que vos habitudes shopping se fassent en ligne ou en boutique, il est important de se renseigner sur la marque. Si vous shoppez en ligne, facile à faire juste avant de commencer votre shopping, si vous allez en boutique, passez avant sur le site web !

Premier arrêt : les pages “à propos”, “about, “notre histoire”, “nos valeurs” etc… Tout ce qui peut vous renseigner sur qui se cache derrière la marque. Vous verrez très vite, à travers ces pages, si vous avez affaire à un grand groupe, à la description dépersonnalisée, ou à un créateur indépendant. Ce dernier étant plus souvent gage d’engagement concret.

Dans tous les cas, prenez le temps de parcourir ces pages d’à propos. Plus le discours écologique sera vide de faits concrets, plus vous serez face à du greenwashing.

Par exemple, si on vous parle de “production éthique” sans préciser le pays ou lieu de production, méfiance… Un véritable engagement est souvent illustré de faits concrets : photos d’atelier de production, référence claire à la situation géographique des ateliers etc… Et surtout, si l’engagement se résume à des soutiens financiers, oubliez l’éthique côté produit … C’est bien souvent pour se donner bonne conscience.

Les mentions légales (le petit onglet tout en bas des sites web), vous permettront également de savoir à qui appartient l’entreprise, ou à quel groupe … Ainsi une petite marque, soi-disant indépendante et aux valeurs green affichées, peut appartenir à un plus grand groupe que vous savez peut-être pas si clean que ça … Les mentions légales vous permettront vite de le savoir.

 

2. ÉTAPE 2 : LES ÉTIQUETTES D’ABORD !

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La première étape passée, vous ne pouvez pas encore savoir si tout ce que vous avez lu, lors de la précédente étape, est véritablement appliqué. Alors hop, on se rue sur les étiquettes de nos produits.

Pour les vêtements, les étiquettes vous permettront de connaitre parfaitement leur pays de production, mention obligatoire. En fonction de celui-ci vous pouvez estimer l’éthique du produit.

Attention toutefois, aux clichés. Une fabrication française ne garantie pas que le produit n’est été fabriqué dans un atelier clandestin. Une fabrication chinoise n’est pas forcément synonyme d’esclavagisme moderne ou de piètre qualité. Il faut également faire attention aux amalgames entre les appellations (“made in France par exemple) et les labels (“fabriqué en France”, par exemple), qui n’ont juste rien à voir.

Toutefois préférer un vêtement fabriqué le plus localement possible, est toujours préférable d’un point de vue écologique.

Côté éthique en terme de production (déclaration des employés, conditions de travail…), il va falloir se référer aux indices que vous aurez pu déceler lors de votre rapide enquête, en étape 1. Dans tous les cas si vous avez peu ou pas d’infos sur qui fait vos vêtements, c’est qu’il y a anguille sous roche …

Pour les cosmétiques, vérifiez le nom des laboratoires, afin de googleliser ceux-ci et de savoir où sont leurs usines de production. Si vous ne vous sentez pas l’âme d’un.e commissaire, les labels vous permettront, comme pour les vêtements, de repérer les produits à la production éthique et/ou aux matières premières durablement prélevées.

 

ÉTAPE 3 : LES MATIÈRES PREMIÈRES

Entrer plus en profondeur dans l’analyse des étiquettes, vous mènera indubitablement vers la liste des composants de votre produit.

Même s’il faut déjà s’y connaitre un peu plus en sciences (ou en latin) pour déchiffrer les ingrédients des cosmétiques, des applications comme Yuka ou celle de l’INCI sont là pour vous guider sur les composants indésirables.

Si votre intérêt va pour l’écologie, en cosmétique, privilégiez les marques aux ingrédients locaux et peu nombreux. Plus il y a de composants dans votre produit, plus il y a de risques que les actifs végétaux et bio, mis en avant dans le discours marketing, soient minimes et ensevelis sous un tas d’autres ingrédients indésirables.

Côté vêtements ou accessoires, choisissez les matières premières en fonction de vos valeurs. Si vous êtes végane, exit les alpaga et le cuir véritable, si vous voulez des matières saines et non issues de la pétrochimie, on évite les synthétiques ou les colorants chimiques (les marques faisant de la coloration végétale l’indiquent !) …

Beaucoup d’indices tombent finalement sous le sens quand on prend le temps de les lire. Alors n’oubliez jamais, lisez entre les lignes des grands discours marketing !