Des cercueils écologiques pour être green, jusque dans la tombe !

 

Bon, on ne voulait pas franchement vous plomber l’ambiance. Pourtant, c’est bien de cercueils que nous allons vous parler aujourd’hui. Mais attention, pas n’importe quels cercueils, puisque ceux-ci sont green !

Alors non : pas green comme la couleur (quoiqu’il peut y en avoir… enfin bref), green comme “écologique”.

Et là immédiatement vous vous dites : “parce que ça existe des cercueils pas écolo ? D’ailleurs ils sont pas fait en bois ? C’est pas écolo le bois ?" - ou vous ne vous dites peut-être rien et restez circonspect.e face à notre sujet du jour …

Dans tous les cas, sachez qu’effectivement : les cercueils sont bel et bien réalisés en bois. L’erreur serait de croire que tout ça, c’est sans impact sur l’environnement.

D’abord parce que des cercueils, il en serait vendus 560 000 par an, ce qui fait un sacré nombre d’arbres. Mais surtout, 50% d’entre eux finiraient brûlés dans le cadre de crémations, et l’impact sur l’écologie pourrait dramatique.

On a peu de visibilité sur l’impact réel du secteur funéraire sur l’environnement, tout simplement parce que la traçabilité des bois est quasi-nulle dans le secteur. Et peu de visibilité, c’est bien souvent que ça cache des choses pas très jolies jolies, surtout lorsqu’on prend en considération les chiffres énoncés juste au-dessus.

C’est en tout cas en partant de ce constat que Brigitte Sabatier décide de fonder, en 2016, abcremation. Son cocnept est alors unique puisqu’elle décide de remplacer les cercueils en bois par … des cercueils en carton !

Radicale comme solution ? Pas tant que ça. Les cercueils en carton de Brigitte Sabatier sont plutôt une véritable solution aux problématiques écologiques qu’elle dénonce. D’abord parce qu’ils sont produits en Alsace, dans une entreprise française locale et éco-responsable, ce qui permet la traçabilité des produits.

Mais plus encore, ces cercueils sont fabriqués à partir de feuilles de papier recyclées, d’amidon de maïs ou encore de pomme de terre et de coton. Que des composants bio-dégradables, qui non seulement réduisent drastiquement la déforestation, mais qui plus est, n’ont que très peu d’impact sur l’environnement, une fois brûlés.

Car oui, petit détail de taille : les cercueils en carton n’ont pas encore reçu d’homologation autorisant leur ensevelissement. Alors pour tous ceux et celles qui se voyait déjà rédiger leurs dernières volontés suite à la lecture de cet article, nous sommes navrés mais vous ne pourrez pas encore être enterrés encartonné.e …

Après cette bien triste révélation, on ose quand même vous souhaiter une bien belle journée ;)

La French’team

 
© abcremation

© abcremation

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Photo de couverture © Jacob Townsend