Dressing éthique : 10 super conseils pour s'y mettre !

 

Un dressing éthique, c’est un peu le but ultime de toute slow fashion addict. Un objectif qui s’est peu à peu répandu au plus grand nombre depuis que l’on a pris conscience des lourdes conséquences d’un point de vue écologique et éthique de la fast fashion.

Rappelons-nous de l’effondrement du Rana Plaza en 2013, par exemple, qui a fait plus de 1 000 morts à cause de conditions de travail déplorables….

Alors forcément on aimerait bien faire, consommer mieux et changer ses habitudes. Mais ce n’est pas si simple, surtout lors des virées shopping ou pendant les périodes de promotions.

Pas de panique, chez Frenchdoes, on vous donne 10 conseils pour vous aider à vous élaborer un dressing éthique ultra-facilement et sans frustration…

Gaetane pour Frenchdoes

 

1. PRIVILÉGIER LES MATIÈRES NATURELLES

Un dressing éthique, c’est avant tout un dressing qui fait la part belle aux matières naturelles. Et pour ce faire, une chose à faire : lire les étiquettes. Oui, ça parait basique. On a l’habitude de le faire pour être sûre de ne pas se tromper de taille mais autrement… le reste des informations passe à la trappe et c’est bien dommage !

Les étiquettes nous en disent beaucoup sur un vêtement. Se renseigner sur les matières qui le composent vous permettra de choisir un article éco-responsable et/ou vegan. Optez davantage pour des matières naturelles comme le Lyocel, le lin, le chanvre, le coton biologique ou les matières recyclées par exemple.

Il faut toutefois garder en tête que certaines matières sont difficilement remplaçables comme l’Élasthanne ou le Nylon, qui peuvent toujours être présents en faible quantité même dans un vêtement éco-responsable ou éthique, mais peu à peu cela évolue.

 

2. CHECKER LA PROVENANCE

Le lieu de fabrication, c’est important. Privilégiez-le Made in France ou Europe pour vous assurer que les conditions de travail sont relativement favorables.

Même si un vêtement confectionné en Asie ne veut pas forcément dire fast-fashion et tous les déboires qui en découlent, on peut avoir des doutes considérant le fait que les lois ne sont pas les mêmes, et sont souvent moins strictes concernant la sécurité et la santé des travailleurs qu’en Europe.

Et quel que soit le lieu de fabrication, si vous n’êtes toujours pas sûre de l’éthique de l’usine de fabrication, grâce au conseil numéro 3, vous serez fixée !

 

3. SE RENSEIGNER SUR LA MARQUE

En savoir un maximum sur une marque avant de choisir un de ses vêtements, c’est préférable. Une marque transparente, qui parle de la fabrication, de ses valeurs et qui donne des détails a plus de chance de vous correspondre en terme d’éthique.

Pour en avoir le cœur net, rendez-vous sur le site internet de l’enseigne, dans la partie à propos.

Regardez les descriptions des articles, plus elles sont fournies, mieux c’est ! Vérifiez aussi les avis, les mentions légales et conditions générales de vente qui vous permettent de jauger le sérieux de l’entreprise.

Malheureusement, de plus en plus de marques s’adonnent au green-washing et à l’ethical-washing. Cela consiste à insister sur des valeurs, des produits green, avec une vision purement marketing. L’intention est de vendre par n’importe quel moyen. Prudence donc avec les discours accrocheurs et n’hésitez jamais à engager la conversation avec une marque via son messenger.

Quand une enseigne reste floue sur ses modes et lieux de production, c’est souvent qu’il y a anguille sous roche !

 

4. REPÉRER LES LABELS

Les labels ça rassure un peu et ça garantie certaines conditions.

GOTS par exemple assure un coton bio, moins de produits chimiques et de bonnes conditions de travail. PETA certifie qu’un article ne contient pas de matière animale et qu’il n’a pas causé de souffrance.

Méfiance toutefois envers certaines mentions, n’ayant aucune réelle signification, dont le but étant de faire acheter (et oui, encore et toujours). À l’inverse, certaines marques ne sont pas labellisées mais sont tout de même éthiques, car se faire labelliser à un coût et est souvent l’apanage des grands groupes.

Il faut donc garder les labels en tête mais rester vigilants sur le lieu de fabrication et ce qui compose réellement votre vêtement.

 

5. SE MÉFIER DES PRIX TROP ALLÉCHANTS

En achetant éthique il faut savoir que l’on paie aussi pour des meilleures conditions de travail, ou des matières écologiques par exemple. Tout a un coût. C’est pourquoi une marque ne proposant que des vêtements à bas prix est rarement éthique.

Méfiez-vous aussi du drop-shipping qui vous proposera d’acheter un vêtement coûtant 60€ à 20€, mais qui coute en réalité 5€ sur Aliexpress. Les articles sont souvent en promotion pour faire croire à une bonne affaire mais c’est trompeur.

N’hésitez pas à vous renseigner un peu sur la marque ou le revendeur avant de passer à l’achat et à vérifier sur Aliexpress, par exemple, en tapant quelques mots clés. Les photos sont souvent les mêmes.

 

6. ACHETER D’OCCASION

En achetant d’occasion, on donne une nouvelle vie à un vêtement qui pourrait finir à la poubelle, c’est donc écologique. De plus, on diminue la production de pièces neuves, particulièrement celles issues de la fast-fashion, encore vendues en masse.

Et puis c’est économique et ça, c’est un argument non négligeable !

Enfin, on peut tomber sur de réelles pépites en friperie ou sur des sites spécialisés. De quoi avoir du style, sans trop dépenser et en faisant attention à la planète ! What else ?

 

7. SUIVRE DES BLOGS & DES SITES SPÉCIALISÉS

@frenchdoes

@frenchdoes

Même en faisant ses propres recherches, ce n’est pas facile de trouver des marques éthiques et c’est définitivement chronophage ! Elles sont souvent moins bien référencées et ne font pas de pub, faute de budget.

La solution : se tourner vers des groupes ou des pages Facebook dédiées, des blogs et sites, comme Frenchdoes par exemple, ou encore des plateformes telles que Sloweare ! Il sera alors plus simple de trouver des informations précises, des avis si vous avez un doute et vous découvrirez des marques réellement éthiques. Vous aurez aussi la possibilité de poser des questions avant d’acheter.

 

8. ÉVITER LES SOLDES

C’est un point qui n’est pas facile quand on est habituée à faire les magasins régulièrement. Le problème des soldes c’est qu’on est vraiment plus tentée d’acheter un petit top pas cher qui au final ne sera jamais mis…

En arrêtant de faire les soldes, on limite le risque de tentation et au fur et à mesure on donne moins d’importance aux magasins. On a moins envie d’y aller et on achète par conséquent moins.

Cela ne veut pas dire qu’il faut systématiquement boycotter les soldes. Même s’il est rare pour des marques éthiques de faire des promotions, cela peut arriver et en cas de budget limité, ça reste bon à prendre. Il faut juste savoir bien maîtriser sa consommation.

 

9. OUI À L’UP-CYCLING

Depuis quelques temps, on assiste à la montée de l’up-cycling. L’up-cycling, c’est créer avec de l’existant.

Dans le secteur de la mode, il s’agit particulièrement de vêtements conçus avec des chutes de tissus destinées à être jetées. Cette technique permet de revaloriser ces textiles en les remettant au goût du jour.

L’up-cycling à donc un impact écologique mais aussi éthique car cela permet à de jeunes marques indépendantes de se lancer en réduisant leurs coûts en matières premières. Un budget bien souvent ré-injecté vers une main d’oeuvre qualifiée, française ou européenne, pour ne pas avoir à délocaliser.

 

10. SE POSER DES QUESTIONS

@biancarenee

@biancarenee

Terminons sur un mécanisme à opérer systématiquement : se poser des questions avant d’acheter.

Ai-je vraiment besoin de ce top ? Ne devrais-je pas attendre un peu pour voir si j’ai vraiment envie de cette veste ? Ne devrais-je pas économiser un peu et acheter mon manteau en version éthique (et de meilleure qualité) ?

En réfléchissant avant d’acheter, on évite les achats impulsifs et on gère mieux sa consommation. En quantité dans un premier temps, mais aussi en qualité car en réduisant sa garde-robe, on a tendance à vouloir conserver des pièces qui durent dans le temps et que l’on estime pleinement.

 

EN CONCLUSION

Même s’il y a beaucoup à savoir au sujet de la mode éthique, ne vous mettez pas trop la pression non plus. Commencer à faire attention à sa consommation prend du temps. Et se tromper, acheter un sac qui nous paraissait clean mais qui au final n’est pas si éthique, c’est normal.

Le plus important est de faire les choses à son rythme et mettre l’accent sur des sujets qui vous touchent personnellement.

Il est possible de se sentir perdue mais nous ne doutons pas que, progressivement, vous deviendrez une experte en dressing éthique !

 

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Parce qu’il est important de faire preuve de respect et de moral envers les êtres qui nous entourent, Gaetane Rosell s’est peu à peu intéressée à une mode, une beauté et un way of life plus respectueux de l’Homme et de la planète. Depuis 2016, elle scrute, teste et nous fait découvrir des initiatives éthiques sur son blog Affectueusement Vôtre.